Toute énergie a un coût

Accentuation des tensions géopolitiques, épuisement des ressources d’hydrocarbures, nécessité de lutter contre le réchauffement climatique, valorisation du coût du carbone, coût de production des énergies renouvelables, tout se conjugue pour un renchérissement considérable du coût de l’énergie dans les prochaines années.

L’augmentation anticipée des prix de l’énergie à moyen et long terme peut accroitre l’intérêt des utilisateurs pour les immeubles économes en charges. Dès aujourd’hui, la libéralisation progressive des marchés de l’énergie en France risquerait de précipiter cette croissance par rattrapage du marché.

Cours du pétrole de 1970 à 2011 en dollar

La valeur verte

La valeur verte décrit le supplément de valeur d’un bien immobilier après rénovation énergétique. Les logements rénovés sont valorisés par une prime à l’achat, reflétant un bien de meilleure qualité aux yeux des acquéreurs. Cette prime transactionnelle a déjà été observée, notamment aux États-Unis où l’écart de prix s’établit aux alentours de 16% (travaux de l’atelier Immobilier Tertiaire dans le cadre du Grenelle de l’Environnement).

Les bâtiments rénovés sont donc considérés comme des actifs de meilleure qualité grâce à leur efficience environnementale.

Les immeubles verts bénéficient donc de délais de vente et de location plus faibles, que ce soit à l’achèvement des travaux ou lors des ruptures de baux. Sur le marché français, les acteurs ressentent déjà ce phénomène, notamment sur les immeubles HQE.